Liban-Hezbollah : dixième anniversaire

www.madaniya.info consacre un dossier spécial à l’occasion de la célébration du Xe anniversaire de la guerre de destruction israélienne du Liban.

  • 1 er papier : Le Hezbollah 1/2
    Par Samir Hassan, ancien dirigeant de la branche militaire du Mouvement de l’Unification, expert militaire et spécialiste des groupements islamistes de la zone. Adaptation en version française René Naba, directeur du site www.madaniya.info, avec l’aimable autorisation de l’auteur.
  • 2e papier : Le Hezbollah versus Da’ech 2/2
    Par Samir Hassan.
    Mettant en œuvre une technologie de pointe, l’électronique et l’informatique, la guerre de guérilla a brouillé les termes de la confrontation, plaçant les armées régulières dans l’incapacité d’ajuster leur riposte face à un ennemi alliant les méthodes d’une armée régulière aux méthodes des guérilleros.
  • 3e papier : Hassan Nasrallah, l’indomptable, premier dirigeant arabe à disposer d’une capacité d’influence sur l’opinion israélienne depuis Nasser.
    Par René Naba.
  • 4e papier : Des symboles en temps de détresse (Nasser, Arafat, Khomeiny et Nasrallah). Par Roger Naba’a, universitaire et philosophe libanais.

Le Hezbollah 1/2

Par Samir Hassan.

Originaire de Tripoli (Liban), fondateur du Mouvement de l’Unification (At Tawhid) et ancien dirigeant de sa branche militaire (1982-1986), Samir Hassan a été prisonnier en Syrie pendant onze ans. Depuis sa libération, il fait office d’expert militaire et spécialiste des groupements islamistes de la zone.

Adaptation à la version française par René Naba directeur éditorial de www.madaniya.info avec l‘aimable autorisation de l’auteur.

Fondé en 1982 dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban et du démantèlement du sanctuaire libanais de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), sa naissance a été favorisée par un encadrement et un environnement avantageux :

  • L’instauration de la République Islamique d’Iran, en Février 1979
  • La structuration idéologique et intellectuelle de ses cadres initiée, préalablement à sa naissance et à l’intention des cadres futurs, par le dignitaire chiite Libanais, Sayyed Hussein Fadlallah.

Son lancement sous l’occupation israélienne du Liban, particulièrement le Sud-Liban, zone à forte densité chiite, a fait prévaloir une idéologie privilégiant le combat contre Israël sur tout autre objectif.

Les méthodes de combat: Les opérations-commandos et les tunnels

Ses méthodes de combat reposent sur une combinaison de la guerre de guérilla et les opérations de commando, à coup de charges explosives et d’embuscades. Des opérations menées en concertation avec un service de renseignement performant, et secondées par une artillerie et une force balistique, particulièrement les Katiouchas de fabrication russe, qui se sont distinguées lors des tirs contre les implantations israéliennes du Nord de la Galilée.

Hezbollah se distingue des autres formations de la zone par la précision de ses objectifs, contrairement aux autres groupements qui pratiquent, eux, le tir de saturation sans discernement, ainsi que par son soin à aménager des voies de retrait et de dégagement.

Le Hezbollah a structuré sa défense sur un réseau de tunnel en déploiement arachnéen, loi des zones populeuses. Des tunnels disposant d’une vaste d’autonomie, dotés d’équipements de ravitaillement, de moyens de transmission et de communications, des réserves d’eau et de munitions, à l’effet d’assurer l’autonomie du combattant sur plusieurs semaines.

Les tunnels sont aménagés en vue d’assurer une protection complète de l’arsenal balistique, de manière à pouvoir propulser le plus grand nombre de missiles dans la même journée. Des fortifications ont été édifiées pour assurer la protection des rampes de lancement des missiles de courte et moyenne portée. Des missiles tirés via de fenêtres de tirs automatiques, s’ouvrant le temps du tir pour se refermer aussitôt.

La structure militaire : Elle se décompose en deux catégories
  • Les troupes d’élite et d’intervention. Au nombre de 3.000 membres, elles font office de force de frappe du Hezbollah. Soumis à un entraînement intensif, elles sont dotées d’un armement sophistiqué.
  • Les forces de réserves (mobilisation). Au nombre indéterminé, elles sont mobilisables en fonction des besoins d’une opération et de sa durée. Le Hezbollah a opté pour une décentralisation de la décision dans la direction des combats sur le terrain. Une de ses particularités est l’autonomie qu’il a accordée aux officiers de rang subalterne, habilités à prendre des décisions sur le terrain en fonction des nécessités du combat sans référer préalablement à la hiérarchie.
  • Les unités combattantes se déploient par formation de 7 à 10 combattants, dont la liaison est assurée entre elles et le commandement par un système de transmission sophistiqué. Les formations anti blindés sont constituées de deux membres et de trois réservistes, toutes équipées de missiles anti chars.
L’Arsenal
  • Le Katioucha : De fabrication russe, d’une portée de 12 à 22 km, le Katioucha est l’arme de base des combattants du Hezbollah avec ses diverses déclinaisons (Fajr).
  • Le missile Fajr (Aube) : Portée de 25 à 75 km, est une forme améliorée du Katioucha
  • Le missile Raad (tonnerre) : Portée 75 km, copie du missile russe Frog 7, fabriqué par l’Iran.
  • Le missile Zilzal (séisme) : Portée 150 à 200 km, de fabrication iranienne
  • Missile Sol-mer: Portée 100 km, de fabrication iranienne copie du missile russe 802 S
  • Missile Sol-Air: copie du missile russe Sam 7, plus léger, portable sur épaule pour des tirs de mobilité.
  • Missile antichars: copie du missile russe Soggost AT 3 et Spigot. Dans le même domaine, le Hezbollah dispose en outre du missile AT4 et du missile de fabrication américaine TOW.

Dans le domaine de la surveillance aérienne et du repérage, le Hezbollah dispose du Drone (Mouhajjer), de fabrication iranienne, équipé de trois caméras de surveillance, d’un radar numérique et d’un système de transmission électronique. Évoluant à 2 000 m d’altitude, sa vitesse maximale est de 120 km/H.
En 2000, dans la foulée de la libération du sud-Liban, le Hezbollah a mis en œuvre un plan de perfectionnement de ses capacités combatives :
Sur le plan technologique : Il a développé ses moyens de combat, effectuant un saut qualitatif notamment dans le domaine balistique. Il a ainsi pu acquérir des missiles d’une portée de 120 km et a réussi à quadrupler le stock dont il disposait avant la libération.
Sur le plan humain: Le Hezbollah a soumis ses combattants à une formation poussée leur permettant d’acquérir une maîtrise technologique au point de pouvoir guider un drone.

Juillet 2006 :
Pour la première fois, le Hezbollah a pu acquérir une arme de grande mobilité, mettant en œuvre des missiles mobiles de basse altitude, échappant au radar, ainsi que des missiles SCUD, à longue portée et des missiles à trajectoire ondulatoire, de vitesse variable de manière à échapper à son interception, enfin d’un système TROPLY.

La guerre de Juillet 2006

Les caractéristiques de la défense mise en œuvre par le Hezbollah durant la guerre de juillet 2006 reposait sur les principes suivants :

  • Une défense terrestre souple dans son déploiement
  • Une volonté tenace d’occupation du sol et de ne pas céder du terrain par le biais de tirs de saturation des positions ennemies
  • Un système de transmission autonome et codé via de câbles terrestres (pour contourner le système de communication virusé de l’état libanais et infecté d’agents israéliens)
  • Un système de camouflage et de dissimulation qui a compliqué la tâche des Israéliens dans l’identification des cibles et des positions du Hezbollah
  • Engagement des troupes d’élite depuis des positions lointaines du champ de bataille pour allonger les lignes israéliennes et le attirer vers des lieux prédéterminés pour un engagement rapproché distant parfois de 150 mètres
AYTAROUN (Sud-Liban) :

Les tankistes des MERKAVA n’ont pu repérer les combattants du Hezbollah en tenue de camouflage, en embuscade, qui ont ouvert le feu contre leurs cibles situés parfois à une dizaine de mètres du convoi israélien. La mobilité a été accentuée par le percement des tunnels entre les diverses habitations qui permettaient aux combattants du Hezbollah de se déplacer aux quatre coins du village pour prendre de revers les assaillants, tout en aménageant des voies de repli.
Des fortifications en ciment ont été creusées dans le sous-sol et disséminés dans les zones de combat pour servir d’abri aux combattants et de dépôts de munitions et d’armes.
Les RAMPES DE LANCEMENT ENFOUIS DANS LE SOUS SOL ETAIENT HISSES VERS LA SURFACE PAR UN SYSTEME DE CANALISATION PROPULSE PAR DES MOYENS HYDRAULIQUES.

GHANDOURIYE (Sud-Liban): le Hezbollah a couvert la zone de combats d’un champ de mines, couplé par d’incessants tirs de mortiers afin d’entraver la progression des assaillants et leur infliger les plus lourdes pertes.

SYRIE : De l’importance du rôle du Hezbollah dans la guerre de Syrie

Au début de la guerre, le Hezbollah s’est contenté d’un rôle de conseiller, limitant sa contribution à un échange d’expertise. Avec le développement des événements, le déferlement des combattants islamiques, la rupture des rapports de force qui s’est ensuivi en faveur de l’opposition ainsi que l’accentuation de la menace sur le régime, le Hezbollah a commencé à apporter une contribution ponctuelle dans la région de Homs.

Puis, au milieu de l’année 2012, -soit après la bataille de Bab Amro, qui devait être selon le premier ministre qatari de l’époque Hamad Ben Jassem «le Stalingrad du Moyen- Orient»-, le Hezbollah s’est engagé dans la bataille subissant même à ses débuts des revers à Qoussayr et auparavant à Rabla.
De l’avis même du Centre Jeffrey Rath pour les Études Américaines (President and CEO at Rath-Bern Education Consultants-Wisconsin), le Hezbollah est devenu par la suite le plus puissant et le plus combatif du fait de la maîtrise du terrain en Syrie, particulièrement du fait des troupes d’élite qui se sont distinguées sur les grands axes de la confrontation en dépit du fait que le parti chiite a livré bataille en milieu hostile, contrairement ses guerres contre Israël, menées, elles, au Liban dans un environnement favorable.

Les mutations du Hezbollah du fait de la guerre de Syrie et de la guerre asymétrique

La guerre de Syrie n’a pas été facile pour le Hezbollah. Mais la nature du conflit a dicté ses conditions. Ce fut pour lui un grand défi à relever. Cela a permis au Hezbollah d’acquérir une grande expérience dans des combats d’un type nouveau en ce qu’il a acquis une expertise sans pareille dans les guerres asymétriques dans des combats avec des forces non gouvernementales.
En Syrie, il a dû faire face à une guerre de guérilla, alors que face à Israël il menait une guerre défensive, fondant sa stratégie sur cette base. En Syrie, il a mené des guerres frontales, en rase campagne. Le cours de la guerre de Syrie a conduit le Hezbollah a mené des combats de chars et de blindés alors que son point fort était l’infanterie.
En Syrie, il a mené des batailles conjointes avec les forces gouvernementales syriennes faisant un usage combiné de l’artillerie lourde, des blindés, de la balistique en coordination avec l’aviation.
La guerre asymétrique adoptée par les combattants islamiques a fait peser une menace grandissante sur le régime. L’armée gouvernementale syrienne avait engagé la guerre selon un schéma classique, alors que l’opposition avait opté pour la guérilla. Ce qui a mis en difficulté l’armée gouvernementale.
La participation du Hezbollah a modifié le cours de la bataille. Une fusion s’est opérée entre les forces régulières et les forces non régulières, avec le concours de forces alliées pour déboucher sur la constitution d’une force combattante efficace.
Le Hezbollah a opté pour une tactique d’assauts successifs en vue d’épuiser l’ennemi, mettant à profit une puissance de feu ainsi que son aptitude à mener des opérations combinées par l’usage d’armes sophistiquées acquises à la faveur de la guerre de Syrie. Particulièrement les DRONES.
Le Hezbollah a mis en œuvre avec succès la tactique de la contre-insurrection, menant des guerres asymétriques: La dextérité dans le ciblage d’objectifs multiples par tirs croisés, la célérité dans le déplacement des troupes simultanément sur plusieurs positions fronts en sus de sa maîtrise de l’usage d’armes mobiles ont permis au Hezbollah de vaincre ses adversaires.

La bataille de Qoussayr a constitué à cet égard un modèle dans la guerre de rues. Du fait de la proximité des habitations, le Hezbollah a mené bataille mètre après mètre pour sécuriser les lieux.
Les effectifs des unités combattantes ont été augmentés, passant de 3 à 5 membres pour chaque formation. Le Hezbollah, parallèlement, a du faire l’apprentissage des pièges: maisons piégées, mines au bord des routes ainsi que les tunnels aménagés par les opposants.
Usant d’un artifice, le Hezbollah a ainsi déblayé le terrain des pièges constitués par les tunnels, en propulsant des pneus à l’intérieur des tunnels en feu de manière à illuminer l’intérieur et à déterminer la sortie, et, par la fumée dégagée pousser les occupants soit à la reddition soit à la fuite.
Le Hezbollah a du enfin recourir aux communications codées à Quoussayr après avoir constaté que les opposants disposaient d’émetteur-récepteur perfectionné en mesure de capter les communications du Hezbollah en cours d’opération.

Les enseignements de Qoussayr

La bataille de Qoussayr a constitué la plus importante offensive du Hezbollah depuis sa confrontation avec Israël, en 2006. Elle a confirmé ses progrès dans le domaine de la guérilla urbaine. Sa victoire a eu un effet considérable sur la psychologie de l’armée syrienne. Renversant les rapports de force, la victoire de Qoussayr a préludé la victoire en Syrie, mettant un frein à la progression de l’opposition dont l’échec l’a plongé dans une profonde dépression.
Qoussayr ne faut pas une promenade de santé. Le Hezbollah a dû faire face à divers groupements bien entraînés et bien équipés, soutenus par divers pays. Il a payé un lourd tribut sacrifiant certains de ses meilleurs éléments. Toutefois, sa popularité et l’adhésion populaire dont il bénéficie auprès de larges couches de la population ont atténué la douleur et le mécontentement qui se faisaient jour au sein de la population face à ses pertes. Les funérailles des membres du Hezbollah tombés sur le champ d’honneur en Syrie ont tourné par moments à des manifestations de joie

De Qoussayr à Al Ghoutta à Qalamoun

Al Ghouta a été la 2me grande bataille du Hezbollah. Dès la fin des combats de Qoussayr, le Hezbollah s’est en effet tourné vers Al Ghoutta où il a contribué à élargir le périmètre de sécurité autour de Damas avant de se diriger vers Qalamoun

Qalamoun

Sur 350 km, s’étendant de Yabroud au Krack des Chevaliers, la bataille a été ardue en raison de la topographie du terrain: une succession de collines, de monts, de caves, de ravins. Dans cette bataille, le Hezbollah a combattu dans des formations comparables à celles existant dans des armées régulières.

Mais dans les paysages escarpés le Hezbollah a dû modifier son approche, ayant recours à de petites formations se positionnant à des emplacements stratégiques (colline, crête des montages les voies de passage), avec pour mission de fixer l’ennemi le temps de permettre aux gros des troupes d’atteindre le champ de bataille. Généralement, les commandos avaient recours à des opérations coup de poing pour neutraliser, sinon paralyser l’adversaire.
A l’instar de Qoussayr, le Hezbollah a bataillé dur à Qalamoun (vallon après vallon, colline après colline), faisant usage d‘une artillerie terrifiante (Missile Al Burkane) pour déloger ses adversaires tapis dans les montagnes. A Alep, la bataille s’est déroulée sur une vaste superficie, le conduisant à modifier le déploiement de ses unités combattantes, livrant bataille tour à tour et simultanément aux lieux dits Sfeira, Khasser, Andane, Nayreb, Brij etc.
Des batailles qui ont nécessité le déploiement d’une force de l’importance d’une division.

CAUDA

Épilogue le constat des experts occidentaux sur les prestations du Hezbollah.
A propos de la confrontation Liban-Israël: L’appréciation de Michel Goya, expert militaire français: La crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie.
«Malgré l’engagement de l’équivalent de l’armée de terre et l’armée de l’air françaises, les Israéliens ont échoué à vaincre au Liban quelques milliers d’hommes retranchés dans un rectangle de 45 km sur 25 km. Un résultat tactique surprenant, probablement annonciateur d’un phénomène nouveau, la fin une ère de guerres limitées dominées par la haute technologie occidentale. L’armée israélienne découvre alors que ses adversaires se sont parfaitement adaptés face au feu aérien israélien, le Hezbollah a développé une version «basse technologie» de la furtivité, combinant réseaux souterrains, fortifications et – surtout – mélange avec la population.
Le Hezbollah, légèrement équipé, maîtrisant parfaitement son arsenal, notamment antichar, a mené un combat décentralisé, à la manière des Finlandais face aux Soviétiques en 1940. Il a pratiqué aussi une guerre totale, tant par l’acceptation des sacrifices que par l’intégration étroite de tous les aspects de la guerre au cœur de la population. En face, l’armée d’Israël s’est engagée dans une ambiance de «zéro mort», et a échoué. Au bilan, Israël a perdu 120 hommes et 6 milliards de dollars, soit presque 10 millions de dollars par ennemi tué, et ce, sans parvenir à vaincre le Parti de Dieu. À ce prix, sans doute eût-il été tactiquement plus efficace de proposer plusieurs centaines de milliers de dollars à chacun des 3 000 combattants professionnels du Hezbollah en échange d’un exil à l’étranger», estimera Michel Goya, stratège français au Centre français de doctrine d’emploi des forces (armée de terre), chargé du retour d’expériences des opérations françaises et étrangères dans la zone Asie/Moyen-Orient)) .

Cf. à ce propos «Dix millions de dollars le milicien, la crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie» par Michel Goya, in la Revue Politique étrangère 1/2007 (Printemps), p. 191-202. Lieutenant-colonel et rédacteur au Centre de doctrine d’emploi des forces (armée de terre), il est chargé du retour d’expériences des opérations françaises et étrangères dans la zone Asie/Moyen-Orient. Il est l’auteur de La Chair et l’Acier (Paris, Taillandier, 2004) qui s’attache au processus d’évolution tactique de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale.

A propos de la Syrie: Le jugement de la Brookings Institution sur la prestation du Hezbollah dans la guerre de Syrie

«Le Hezbollah a réussi à assumer un rôle distinctif croissant dans la direction des opérations de l’armée syrienne lors d’offensives majeures des forces gouvernementales. A Qoussayr (Juin 2013), le Hezbollah a pris directement en main le commandement des opérations, assumant, parallèlement, la surveillance aérienne permanente du champ de bataille, via des drones», relèvera «The Brookings Doha Center Report», dans sa livraison de Mai 2014 signée de Charles Lister.
En deux ans (2012-2014), le Hezbollah mettra ainsi en échec six offensives majeures des djihadistes de Syrie visant à percer les lignes de défense du parti chiite, à coups de vagues humaines, dans la zone frontalière syro libanaise, dans le secteur Ersal-Brital.
Le Hezbollah parviendra ainsi à décimer les unités d’élite des assaillants takfiristes, constituées de troupes conjointes de Daech et de Jobhat An Nosra avec le soutien d’Israël. Par trois fois en Syrie (Al-Qoussayr, Yabroud, et dans le périmètre de la base militaire de Menagh, dans la région d’Alep, assiégée de nombreux mois par le géorgien Tarkhan Batirashvili – Abou Omar al-Shishani), Hassan Nasrallah, à la tête de ses hommes, fera la preuve de sa science militaire et de la maîtrise du commandement.

Illustration

Israeli tank destroyed by Hezbollah fighters in Lebanon in 2006

Version originale

Pour aller plus loin

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