Manuel Valls, un «académicien» qui s’ignore !

Faiblesse de la langue française ou redondance langagière de Manuel Valls ?

L’ancien premier ministre français Manuel Valls et candidat à la primaire de gauche nous a fait découvrir à son passage au pouvoir, que la langue française est incapable de trouver les mots justes pour désigner les choses, les états d’esprits, les positions sociologiques, idéologiques et politiques.

C’est donc cette incapacité qui l’oblige à créer plusieurs mots pour dire la même chose. De la redondance en somme.

Le tout sans que les illustres membres l’académie française, de même que les linguistes indépendants voire contestataires ne s’en rendent compte et ne dénoncent ce fait désastreux. Ces illustres défenseurs de la langue de Molière, toutes catégories confondues, prennent, ainsi, un risque énorme et doivent en assumer la responsabilité devant l’Histoire, certes, mais peut être également devant les tribunaux répressifs.

Ce risque découle du fait de laisser dans l’ignorance et d’exposer au courroux répressif de la justice, des citoyens français de culture ou de confession musulmane, -baptisés, de par la faiblesse de cette même langue française, « les jeunes des banlieues sensibles »-, devenir racistes, pardon antisémites, à « l’insu de leur plein gré ». Et ce alors que certains d’entre eux croient, sans doute de bonne foi, qu’ils appliquent le principe fondateur de la République: «Tous les hommes naissent égaux en droit», car ils ont été nourris aux seins des écoles de la République et biberonné ses valeurs.

Défendre ainsi une noble cause, l’égalité de tous ceux que l’Histoire et la politique ont installées dans le pays de Canaan, la philistine, histoire de ne pas dire la Palestine qui risque, soit d’être un synonyme de philistine, donc redondant, soit, polémique et donc raciste et antisémite.

Ces baptisés «jeunes des banlieues sensibles» ainsi désignés pour les dépersonnaliser, et ne pas leur reconnaître leur citoyenneté française à part entière, se proposent d’imiter l’exemple de Gandhi, le père de la non violence en Inde et du boycott des produits anglais, à l’époque la puissance coloniale occupante de son pays ; Martin Luther King, l’apôtre américain de la non violence et de la défense des droits civiques ; ou encore l’exemple de Madiba Nelson Mandela, l’impérissable INVICTUS «capitaine de son âme et maître de son destin», l’homme qui a impulsé à l’échelle mondiale un mouvement de boycott de l’Afrique du sud et de son système de l’apartheid, qui en faisait un captif avant de le propulser, en signe de repentance, à la tête d’un pays devenu commun aux colonisateurs et à leurs anciens colonisés, et qui disait à la fin de sa vie que «l’indépendance de son pays ne serait pas complète, tant que celle es palestiniens ne le sera pas».

Des exemples valorisant pour des jeunes frustrés à la recherche d’une reconnaissance sociale, citoyenne et républicaine, multi-culturelle.

Dans un discours filandreux où tout se mêle pour que rien ne se démêle, M. Valls a voulu dissuader ces «jeunes de banlieues sensibles» de suivre de tels illustres exemples et même celui de Madame Michèle Alliot Marie, ministre française de la justice, et son appel contre le Mexique.

Monsieur 5%, chercheur linguiste

Et comme l’Histoire, surtout celle de France, ne se laisse pas compter. Que notre pays est bien gouverné. Que le gouvernement néo socialiste a tout fait pour honorer l’engagement principal du Président de la République qui déclarait lors de sa campagne électorale, dans son discours fondateur au Bourget, en janvier 2012, «Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ».

Que ce même Président a choisi le plus performant des compétiteurs de la primaire socialiste, monsieur 5% comme bras droit. C’est donc en toute logique que ce dernier, outre la maîtrise de sa première langue, l’espagnol, va décider de prendre en charge les questions linguistiques et la problématique des subtilités de la langue française, usant des synonymes pour procéder à des amalgames, –un mot, faut il le rappeler, emprunté à la langue arabe–, du fait de l’incapacité de la langue de Joachim Du Bellay (auteur du livre Deffence et Illustration de la langue françoyse (1549), de produire ses propres signifiants.

La stratégie en deux temps de Manuel Valls pour les présidentielles de 2017

L’ancien Premier Ministre met donc en place une stratégie gagnante pour les présidentielles de 2017, pour le cas où le Président sortant ferait défaut pour cause d’une nouvelle escapade motoriste révélée en direct sur «périscope», dans une nouvelle «tierwellerrie», encore un mot introduit dans la langue française. Il déploie donc sa stratégie en deux temps.

Dans un premier temps, il va durement travailler pour améliorer les conditions économiques et sociales des français et principalement celles des «jeunes des banlieues sensibles», sans lesquels, a-t-il déclaré , « la France ne serait plus la France » en reconnaissance de la participation de leurs aïeuls, grands parents et parents aux combats militaires français de 1870 a Sébastopol, ou on les appelait «Turcos». En 1914 -1918, pendant la première guerre mondiale du côté de Verdun. En 1940 à 1945, pendant la seconde guerre mondiale dans les batailles d’Afrique, d’Italie, de France et d’Allemagne. Et en 1954, lors de la guerre du Vietnam.

Toutes batailles dont il a appris l’existence dans les manuels scolaires de la République, à l’instar des «jeunes des banlieues sensibles», puisque ses grands parents et parents étaient encore espagnols alors que ceux des franco algériens, tunisiens, marocains, certains africains, et autres asiatiques étaient déjà français, quoi que de seconde zone et de second collège électoral.

Dans un second temps, il va se consacrer à nettoyer les écuries d’Augias de la langue française. À n’en pas douter : ses travaux seront couronnés d’un succès historique qui pourrait lui ouvrir les portes de l’académie française, gardienne de la langue française. Mais cela, il l’ignore encore.

Un «académicien» qui s’ignore

L’ancien premier ministre a donc décidé de frapper un grand coup et de faire d’une pierre trois coups. Un coup linguistique. Un coup médiatique. Un coup politique.

L’ancien premier ministre a choisi le dîner annuel du CRIF (7 mars 2016), en l’absence du président de la République, (comme lors de son second mariage) -retenu dans la capitale européenne pour tenter de renouveler l’alliance franco-ottomane, (de 1536), cette fois entre les héritiers de l’empire ottoman et la monarchie française-, pour annoncer le fruit de ses recherches pluriannuels, depuis qu’il retourné sa veste de défenseur de la cause palestinienne (avril 2008) pour épouser celle de la défense de l’état israélien (après son second mariage en juillet 2010): «L’antisionisme est synonyme d’antisémitisme».

Cette phrase mûrement réfléchie repose sur un raisonnement et une logique implacable inconnus à ce jour des linguistes : «Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau. Il y a l’antisémitisme insupportable de l’extrême droite toujours présent mais on trouve aussi un antisémitisme à l’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme, dans les quartiers populaires, d’une jeunesse radicalisée. Et puis il y a la haine d’Israël, il y a l’antisémitisme et il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël.»

Le nouveau linguiste Manuel Valls est un homme persévérant qui sait grimper les marches, une par une, et peindre son tableau, touche par touche. Il ne s’est pas lancé dans cette conclusion définitive, »L’antisionisme est synonyme d’antisémitisme », sans avoir au préalable et pendant six ans procédé à des travaux linguistiques préliminaires et testé, en public, à de très nombreuses occasions sa méthode et sa théorie de mettre en parallèle antisémitisme et antisionisme et pas l’inverse, qu’il serait fastidieux de les rapporter toutes.

Il suffit donc de retenir les tests, les plus probants, de l’apprenti chercheur. Deux en 2012 et deux en 2014. Le premier lors de ses vœux aux responsables communautaires pour le nouvel an juif à la Grande synagogue de la victoire à Paris, ou il annonce « un nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade ». Le deuxième lors de l’inauguration de l’allée des justes à Strasbourg, ou il s’engage à «combattre l’antisionisme, cet antisémitisme qui vise à nier Israël». Le troisième lors d’un discours au Trocadéro, au cours d’un rassemblement organisé par le CRIF ou il proclame : «Cet antisémitisme, et c’est la nouveauté, se nourrit de la haine d’Israël. Il se nourrit de l’antisionisme. Parce que l’antisionisme, c’est la porte ouverte à l’antisémitisme. Parce que la mise en cause de l’état d’Israël, (…) basée sur l’antisionisme, c’est l’antisémitisme d’aujourd’hui».

Le quatrième devant le Consistoire central ou il assène «se dire antisioniste ou nier le droit à l’existence de l’état d’Israël en voulant éviter l’accusation d’antisémitisme n’est pas possible». La conclusion « l’antisionisme est synonyme d’antisémitisme », adossée à l’expression «il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée», (variante des «jeunes des banlieues sensibles »), démontre que le travail de recherche est achevé.

Il s’agit sans aucun doute possible de mettre fin à «l’amalgame» introduit dans la langue de voltaire par les arabes.

Le premier ministre linguiste, au style autoritaire si particulier, fort de ses certitudes, rodomontades et coups de gueule va franchir la dernière étape, adresser une injonction ferme aux éditeurs des dictionnaires français, pour leur édition de 2017, pour ne garder que le mot «antisionisme» quitte à mentionner entre parenthèse, synonyme antisémitisme.

Et pour s’assurer de la bonne application par tous de sa réforme, pour qu’elle ne connaisse pas le même fiasco que la loi Toubon sur la langue française, le premier ministre reprend sa casquette de décideur politique et fera voter une nouvelle loi pénale pour sanctionner les éventuels récalcitrants, quitte à s’appuyer sur les voix de la droite dirigé par l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui partage ses goûts linguistiques, outre la vision sur la déchéance de la nationalité et la nouvelle Loi Travail.

Devant tant de hardiesse et de réussite dans la réforme, les faiseurs d’opinion qui inondent les médias mainstream et qui dictent la doxa officielle vont vite faire de lui un héros de la langue française et exiger son entrée à l’académie française, des la fin de sa mission pour lui permettre de procéder à la reforme complète du dictionnaire des synonymes. Et ça ne sera que justice (pour lui).

À condition, toutefois, qu’il ne se mette pas à écrire comme les footballeurs lorsqu’il essaie de se réconcilier avec Karim Benzema et qu’il déclare à la télévision publique française «je ne veux absolument pas polémiquer avec Benzema. C’est par ailleurs un formidable joueur. Pourquoi un fan de foot comme moi, ne pourrait pas rappeler uniquement, je suis aussi élu de banlieue, comme quoi, un sportif quel qu’il soit doit être exemplaire».

Ce qui n’a pas eu pour effet d’adoucir le caractère à fleur de peau du joueur franco-algérien, et de son entraîneur et double compatriote et les a incités à infliger une défaite mémorable au club préféré du premier ministre franco-espagnol, au nom du club madrilène, frère ennemi, dans une double confrontation ouverte et sans le journal l’Équipe ou le Canard Enchaîné, arbitre, madrilène contre catalan, Karim contre Manuel, Real de Madrid contre Barcelone.

Le coup médiatique a fait son effet. Le coup politique est très faiblement contesté et finira un jour dans les hémicycles du parlement français. Le coup linguistique est dans la balance, et finira dans les prétoires français et européens, et peut être même devant la CPI (Cour pénale internationale), si des leaders de l’antisionisme venait à être tué .

Minoritaire dans la primaire socialiste, minoritaire dans la Francophonie

Omnibulé par sa refonte du dictionnaire français, Manuel Valls a oublié que la langue française n’est plus, il y a bien longtemps, une exclusivité de l’hexagone, et qu’elle est même qualifiée de «butin de guerre» par l’écrivain algérien Kateb Yacine. Elle n’est donc plus pratiquée par les seuls soixante cinq millions de français, mais par prés d’un demi milliard de locuteurs, dans le monde, y compris les canadiens francophones innovateurs de cette langue, eux qui préfèrent, le mot «courriel», à celui de «email», et «la voix» à «the voice», pour nommer une célèbre émission musicale. Manuel Valls confirme ici sa vocation minoritaire, ou le fait minoritaire comme disent les sociologues.

«Vérité à Matignon, erreur à Jérusalem»

À ce titre, beaucoup d’Israéliens, sont francophones et francophiles. Certains d’entre eux ont fait le choix d’entrer dans la controverse de l’adaptation de la langue française proposée par l’académicien franco-ibérique, digne héritier de l’adage : «vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà», mis à jour en «vérité à Matignon, erreur à Jérusalem».

C’est donc l’ancien ambassadeur israélien à Paris, Nissim Zvilli (1) qui monte au créneau face aux «néo-contorsionnements» langagiers (excusez le néologisme) du natif de de Barcelone. Natif de la Palestine du mandat britannique, il saisit la balle au bond, se remémore ses confrontations médiatiques avec Bernard et Henri Levy et Alain Finkielkrault, sur la situation en Palestine-Israël, l’ancien ambassadeur choisit, le premier avril 2016, et ce n’est pas un poisson d’avril, une radio communautaire parisienne juive qui a pignon sur rue, pour lancer une pichenette, au supporter du club de foot ball de sa ville natale, premier ministre auto-réformateur de la langue française, pour rappeler «le droit de l’occupé à la lutte contre l’occupant».

Des citoyens français, de culture juive, voire de nationalité franco-israélienne, ne sont pas en reste. Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, professeur associé à l’Institut d’études politiques de Pais, professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris, rejette (2) la formulation «l’antisionisme tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël», et dénonce «cette accusation vise à faire peser un soupçon indistinct d’infamie sur les mouvements de solidarité avec les Palestiniens. Voire à les criminaliser, comme on le constate avec la pénalisation des appels au boycott des produits israéliens en provenance des territoires occupés.» De son coté, la simple visite du site l’UJFP, (Union juive française pour la paix) (3), révèle la publication du livre : «Non, «nous ne sommes pas un peuple élu» Sionisme et antisémitisme dans les années trente – édition Acratie.

Commenter le présent et se projeter dans l’avenir, c’est bien, connaître le passé et en tirer les conséquences, c’est mieux !

Un chercheur sérieux travaille sur le passé de sa thématique, avant d’analyser son actualité et à envisager son avenir. Cette recherche thématique éclaire que le drame israelo-palestinien, et ses soixante dix ans de souffrances, est la conséquence de deux infamies occidentales, enfants illégitimes du couple franco- allemand, hier dissonant, et aujourd’hui uni, que sont l’affaire Dreyfus et le nazisme, qui ont frappés, tous deux deux, les juifs européens, dits ashkénazes, et non les juifs orientaux et du monde arabo-musulman, dits séfarades, rebaptisés en Israël, Mizrahi (3).
Cette recherche sérieuse aurait permis de conclure qu’avant le lancement des travaux du futur académicien, les définitions semblaient établies. Les mots sionisme et anti sionisme, sémite et anti sémite sont d’essence occidentale. Le second concept intègre historiquement les arabes. Seuls les occidentaux le réserve aux juifs.

L’antisionisme, terme à dimension politique et idéologique , signifie la stricte contestation et le rejet de la stratégie de l’État israélien qui refuse, depuis sa création, de fixer ses propres frontières et œuvre à l’occupation des territoires palestiniens, la création et l’agrandissement de colonies, la destruction des maisons palestiniennes et le refus de délivrance de permis pour en construire des nouvelles, les emprisonnements administratifs, sans limite dans le temps et sans avoir à en justifier les motifs, la réservation des tribunaux militaires, dans les différents contentieux entre l’État et les citoyens israéliens et les palestiniens.

L’antisémitisme, terme à dimension ethnique et raciste signifie, quant à lui, le rejet des personnes juives, qui vivent dans son propre pays ou ailleurs, et pour certains ce rejet s’effectue sur la base de clichés et de stéréotypes, et sans avoir rencontré un seul juif tout au long de leur vie.
L’analyse de l’actualité de cette thématique dramatique ferait le constat que les termes antisémite et anti-sioniste se conjuguent à l’infini. Certains peuvent être, effectivement, antisémite et anti-sioniste, comme le conclut Manuel Valls. Mais ce dernier pouvait également découvrir que la terre recèle des personnes anti sionistes sans être antisémites, d’autres anti-sémites sans être anti-sionistes, et d’autres encore antisémites et pro-sionistes. Il est vrai que le Général De Gaulle, père de la France post-pétainiste est aussi le père de cette perle : «des chercheurs qui cherchent, j’en ai trouvé. Des chercheurs qui trouvent, j’en cherche encore.»

Académicien entier ou à temps partagé ?

Il est vrai qu’avec Monsieur Valls, comme avec le reste de l’Humanité, tout va, tout s’en va, et que le temps de la résolution numéro 3236 votée en 1974, par l’assemblée générale des nations unies qui considère que «le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale», avant d’être abrogée, semble appartenir à la préhistoire des idées politiques. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà, disait déjà Blaise Pascal, qui mérite lui d’être académicien, à titre posthume, «vérité à Matignon, erreur à Jérusalem», lui répondent en cœur des citoyens français de culture juive et des …israéliens. Il reviendra le temps venu, à l’académie française de faire pencher la balance, dans un sens ou dans l’autre, à la lumière de l’autre trouvaille sémantique de l’actuel premier ministre français : «comprendre, c’est déjà excuser» et la lecture de l’article de l’historien Gilles Manceron (4).

  1. Interview de Nissim Zvilli sur «Judaïques FM» Émission Chroniques Paix 1er Avril 2016
  2. Rony Brauman : http://www.alterecoplus.fr/chronique/rony-brauman/non-antisionisme-et-antisemitisme-ne-sont-pas-synonymes-201603290924-00003210.html#footnoteref1_irapb30
  3. UJFP, Union juive française pour la paix. « Non, «nous ne sommes pas un peule élu» Sionisme et antisémitisme dans les annéees trente – éditeur Acratie http://www.ujfp.org/spip.php?article4826
  4. http://trop-cest-trop.fr/au-croisement-de-trois-histoires-antisemitisme-sionisme-et-droits-des-palestiniens/ – 9 mars 2016.
  5. Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme par Eric Hazan http://www.liberation.fr/debats/2016/05/04/le-boycott-d-israel-n-est-pas-de-l-antisemitisme_1450552

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