Les gazouillis de Moujtahed sous le règne de Salmane 2/2

*:-$ Chut, c’est un secret مجتهد @mujtahidd·12 h il y a 12 heures
أمر ملكي بتسليم 10 مليار ريال لمقرن بن عبدالعزيز تقديرا لتنازله عن ولاية العهد دون تردد وللأمانة مقرن لم يطلب وكانت مبادرة من بن سلمان

*:-$ Chut, c’est un secret 10 Billion Rials =2.667.000.000 USD
=2.385.000.000 Euros

Info ou intox ? Un tweet attribué àMoujtahed en date du 3 Mai 2015 fait état d’un décret royal ordonnant la remise de dix milliards de ryals au prince Moqren Ben Abdel Aziz en considération de son désistement du poste de prince héritier, sans hésitation. « En guise de témoignage, nous devons à la vérité de dire que Moqren n’a rien demandé, l’initiative est venue du fils de Salman (ndlr Mohamad Ben Salman), ministre de la défense et 2me vice premier ministre) », précise le tweet.

Le pouvoir saoudien, si soucieux de verrouiller sa communication, n’a jamais démenti cette information, ni Moujtahed ne s’en est désolidarisé.

Moujtahed qui a tenu en haleine le Royaume par ses révélations sur les frasques et manigances de la famille royale saoudienne dans la phase crépusculaire du règne du Roi Abdallah, ne s’est pas résolu au silence à l’avènement de son successeur le Roi Salmane. Bien mieux, faisant preuve d’audace, il a accordé une interview à une périodique du Golfe « Affaires du Golfe ».

Cette interview a été accordée fin février soit un mois avant l’expédition punitive offensive du Yémen et mériterait d’être réactualisé mais garde toute sa valeur documentaire. Un dialogue mené par Riham Rifa’at dont voici les principaux points :

  • Salmane est atteint d’Alzheimer
  • Moqren, le prince héritier, faible de caractère
  • Mohamad Ben Salmane, fils du Roi et ministre de la Défense, un impulsif qui ne prévoit pas les conséquence de ses actes
  • Mout’ab, fils de l’ancien Roi Abdallah, évincé de l’ordre successoral et réduit au rang de ministre, vit dans « GRAND ETAT DE VENGEANCE »

Le texte complet de l’interview :

La famille royale

La situation en Arabie est inquiétante, agitée et confuse. La plupart des observateurs suivent la situation dans l’attente et la crainte de l’avenir.

Le Roi Salmane : Le roi est atteint d’Alzheimer. Tout le monde le sait. Tout le monde tait ce fait.

Mouqren : Le prince héritier, est très faible de caractère. Il n’a aucun rôle dans les décisions prises depuis le début du règne de Salmane.

(NDLR : un mois après le déclenchement de l’expédition punitive saoudienne contre le Yémen, Moqren (68 ans), le plus jeune fils du fondateur du Royaume Abdel Aziz, perdait son poste au profit de Mohamad Ben Nayef.

Dans un tweet attribué à Moujtahed, en date du 3 mai 2015, le gazouilleur surprenait toutefois son monde en annonçant une gratification de dix milliards de ryals saoudiens (plus de 2 milliards de dollars) en faveur de Moqren, le prince héritier évincé, pour s’être « désisté volontairement » de ce poste.

La suite du récit :
….« Mohamad Ben Salmane, fils du Roi et nouveau ministre de la défense, un poste qu’il cumule avec celui de chef du cabinet royal : Un être impulsif qui agit dans la précipitation sans prévoir les conséquences de ses actes. Il détient pourtant l’autorité, le sceau et la signature de son père. Il agit à sa guise. Il peut lui arriver de se précipiter sur une affaire sans assurer ses arrières.

…« Mohamad Ben Nayef : Cumule le poste de Ministre de l’intérieur avec celui d’héritier du prince héritier, ce qui le place 3eme dans l’ordre de succession. Il préside à ce titre le « Conseil de Sécurité et de Politique » du Royaume. « Le seul poids lourd du gouvernement qui se comporte de manière prudente avec la mentalité d’un homme d’état. Mais le véritable pouvoir n’est pas entre ses mains».

….« MOUT’AB : fils de l’ancien Roi Abdallah, il a été rétrogradé lors du remaniement ministériel qui a marqué la promotion du nouveau Roi. 2me vice président du Conseil, c’est à dire 3eme dans l’ordre de succession, il a été rétrogradé au rang de simple ministre en charge de la garde nationale. Il vit « DANS UN GRAND ETAT DE VENGEANCE ET PLANIFIE POUR CELA ». Personne ne sait exactement ce qu’il trame. Il boycotte le Conseil de Sécurité et de Politique du Royaume, présidé par le ministre de l’Intérieur. « Des assassinats ou des attentats ne sont pas à exclure. Tout est possible avec Mout’ab. En commençant par une guerre médiatique qu’il peut déclencher dans les médias relevant de son camp contre Mohamad Ben Nayef, celui a lui a succédé en tant qu’héritier du prince héritier… Jusqu’aux assassinats ou attentats voire des affrontements armés avec l’autre camp.
Accord Mouqren-Mout’ab ?

….« Il se dit que Mout’ab dispose d’informations sur la santé du ROI, qui n’est pas dans une excellente forme. Il est optimiste quant au décès de Salmane. Il est d’accord avec Mouqren, le prince héritier, pour évincer Mohamad Ben Nayef, ministre de l’intérieur, dès que Mouqren sera proclamé ROI. Tels sont les faits au niveau de la famille royale.

(NDLR : Pour éviter sans doute une telle conjonction, Le Roi a mis à profit l’expédition punitive saoudienne au Yémen pour procéder à un nouveau remaniement ministériel, dégageant de la succession, Moqren au profit de Mohamad Ben Nayef, le ministre de l’intérieur qui cumule désormais ce poste avec celui de prince héritier. Poulain des américains, Mohamad Ben Nayef, est en charge de la lutte anti terroriste. Le Roi a désigné dans la foulée son propre fils, Mohamad Ben Salmane, ministre de la défense, le plaçant dans la course comme 2eme vice premier ministre, ce qui signifie dans le langage hermétique saoudien héritier du prince héritier. Saoud Al Faysal, le doyen des ministre des affaires étrangères dans le Monde, (40 ans de service) démissionnait pour raison de santé, cédant la place à l’ambassadeur saoudien à Washington Adel al Joubair.

Ephémère prince héritier, le plus jeune fils du fondateur du Royaume (68 ans) pâtissait d’une tare congénitale qui pouvait à terme contaminer la pureté du sang royal wahhabite.

À l’instar du Bandar Ben Sultan, l’ancien « prince des ténèbres » du djihadisme erratique, fruit d’une copulation ancillaire de son père le Prince Sultan avec une servante soudanaise, Mouqren est le fils d’une esclave yéménite ; une origine qui pouvait faire désordre dans une phase d’exaltation nationaliste consécutive à la guerre du Yémen.

Toutefois, les revers enregistrés par l’Arabie saoudite dans son expédition punitive contre le Yémen (Mars-Avril 2015) ont contraint Salmane à mobiliser la Garde Nationale pour la protection des frontières du Royaume, replaçant Mout’ab au centre du jeu politique saoudien. Fondée par le défunt Roi Abdallah, la Garde Nationale est constituée de près de 100.000 combattants exclusivement recrutés au sein des rugueux guerriers tribaux. Tenue en suspicion par le clan Sideiry au pouvoir à Riyad en ce qu’il s’agit d’une création d’Abdallah, Chef du Clan Al Shammar, elle était traitée comme un détachement supplétif de l’armée gouvernementale. L’intervention de la Garde Nationale dans la guerre du Yémen signe l’échec de l’armée traditionnelle relevant de l’autorité du ministère de la Défense placée sous l’autorité du clan Sideiriy depuis près de 60 ans.

Politique intérieure et situation financière

…« Une inquiétude existe du fait de la chute des prix du brut. De nombreux projets ont ainsi été gelés. Les princes corrompus se disputent les royalties des projets en cours. Ce qui signifie que de nombreux projets en cours ont été entravés par cette rivalité, avec pour conséquence une réduction du flux des liquidités.

L’accueil favorable des Islamistes

…« Certes des islamistes ont accueilli favorablement les premières décisions de Salmane. Mais ce temps est révolu. Il est très vite apparu qu’il n’y aura as de changement dans la politique du Royaume. La tension va demeurer vive entre l’état et l’opposition en général, les islamistes en particulier.

Politique étrangère : Fin de l’aide financière à l’Égypte

….« Troublée aussi. L’Arabie saoudite va cesser son aide financière à l’Égypte. Mais personne au sein de la famille royale ne souhaite le dégagement du Maréchal Abdel Fattah Sissi. Personne ne souhaite le retour des islamistes au pouvoir en Égypte. L’arrêt de l’aide financière à l’Égypte n’est pas en rapport avec la volonté de changement en Égypte, mais en rapport avec la chute du prix du pétrole et des faibles recettes financières du royaume.

Yémen

……« Le trouble et la confusion sont plus forts encore ici. Mohamad Ben Nayef, ministre de l’intérieur, est en charge du dossier. Il ignore ce qu’il fait. Lui et les Américains ont fermé l’œil sur les Houthistes pour contrecarrer Al Qaida au Yémen. Il s’est même impliqué avec eux. L’équation désormais est la suivante : Tout soutien accordé par l’Arabie saoudite à une quelconque tribu du Yémen signifie par ricochet un soutien à Al Qaida, dont le fondateur, ne l’oublions pas, est de tout même d’origine yéménite, Oussama Ben Laden. Toutes les tribus ont fait alliance avec Al Qaida contre les Houthistes.

Sur la guerre du Yémen et ses enjeux sous-jacents :

Irak

….« L’Irak est aussi une autre sale affaire pour l’Arabie saoudite. L’alliance du gouvernement saoudien avec la coalition anti Da’ech l’a placée en confrontation directe avec Da’ech.

Le royaume n’a pas tiré profit de son alliance avec les Occidentaux et ne s’est pas placée à l’abri des représailles de Da’ech en ce que la priorité du e ce groupement islamiste désormais est d’abattre le régime saoudien. Pour nous résumer, la situation du Royaume est inquiétante. Tout le monde est en état observation, tant à l’intérieur qu’ à l’extérieur du royaume.

Les divers scenarii possibles
  1. 1 er scénario: « Des différends au sein de la famille royale dans le cas du décès du Roi Salmane. avec l’hypothèse d’une vengeance de Mout’ab (fils du Roi Abdallah) ou le Clash entre les deux Mohamad, Mohamad Ben Salmane, ministre de la défense et Mohamad Ben Nayef, prince héritier et ministre de l’intérieur, est fortement probable. Car Mohamad Ben Salmane, fils du roi, a pris goût au pouvoir et ne tolérera pas qu’il soit bridé dans le domaine politique ou de la sécurité. L’hypothèse d’Ahmad Ben Abdel Aziz : Frère du Roi, issue de la même mère, appartenant de plein droit au clan Sideiriy, ancien gouverneur de La Mecque, Ahmad a été zappé de l’ordre successoral par l’effet du saut générationnel. Il se considère comme légitime et compte de nombreux sympathisants au sein des grands électeurs de la famille royale. Un conflit au sein de la famille royale affectera son prestige et signera immanquablement la fin de la dynastie, même sans confrontation armée entre les diverses factions.
  2. 2me scenario : L’accroissement des difficultés aux frontières du Royaume (Irak, Yémen). Le royaume se trouvera en mauvaise posture en ce qu’il ne pourra y faire face.
  3. 3eme scénario : Les cellules dormantes islamistes : Violence armée à l’intérieur même du Royaume du fait des cellules dormantes des Moujahiddines. Le choix des cibles se révélera, cette fois-ci, infiniment plus dangereux que les précédentes fois.
Bilan du règne Abdallah (2005-2015)

Le volet « Droit » du Royaume n’a pas comporté de grands changements sous Abdallah. L’esprit de possession et d’accaparement n’a pas pas varié. Le regard porté sur le peuple, considéré comme propriété de la famille royale, n’a pas non plus changé. L’incapacité à admettre l’idée d’une opposition n’a pas changé non plus. La situation des Libertés n’a pas elle non plus changé : Pas de liberté d’expression, ni de liberté de rassemblement. Pas plus de liberté de circulation ou de liberté de commerce. AUCUN CHANGEMENT POLITIQUE À L’ÉGARD DU PEUPLE OU DE LA RELIGION, DE LA CULTURE OU DE L’INFORMATION.

L’Univers carcéral

Il n’existe pas de statistiques précises concernant le nombre des prisonniers détenus dans les prisons du Royaume. Mais l’estimation la plus généralement admise, cite ce nombre autour d’une fourchette variable entre 10.000-20.000 prisonniers. Toutefois, un fait est certain aucun prisonnier n’a été remis en liberté, sauf exception les cas des repentis.

Le Conseil d’allégeance : Un risque de division radicale de la dynastie wahhabite, selon le prince Talal Ben Abdel Aziz

Saoud Ben Seif An Nasr a très bien narré les mésaventures du conseil d’allégeance, supposé réguler le processus de succession. Mais cet activiste digitaliste réputé du royaume, n’ira pas au delà. Il va se contenter de continuer à alimenter la ville des rumeurs de la Cour.

Abdallah a imposé le Conseil d’allégeance en octobre 2006 contre la volonté des membres dirigeants de la famille royale et s’est fait piéger lui-même. Le contournant, Abdallah a imposé d’autorité les trois derniers princes héritiers, Nayef, Salmane puis Mouqren. De sorte que le Conseil d’allégeance est ignoré ou considéré comme inexistant.

(NDLR Talal Ben Abel Aziz (84 ans), dejà évincé de la succession sous le Roi Abdallah, dont il est le demi frère, est revenu à la charge à l’occasion du train de mesure ordonné en trois mois par le Roi Salmane depuis son accession au trône en janvier 2015. « Des mesures improvisées, des décisions précipitées, contraires à la Charia et aux fondements juridiques de l’Etat ; un comportement qui me libère du devoir d’obéissance et d’allégeance », a-t-il dit sur son compte twitter.

« Dans la mesure où le pouvoir est en train de se transférer à la 3eme génération, la génération des petits fils d’Abdel Aziz, la postulation au poste de prince héritier sans l’agrément du Conseil d’allégeance pourrait constituer une source de dissension et de division radicale », a assuré le le père du milliardaire Walid Ben Talal.

http://www.raialyoum.com/?p=250690

Les pilotes saoudiens de la guerre du Yémen des mercenaires à 7.500 dollars la sortie, selon Talal.

talal-ben-abdel-fox-germanyHaussant le ton le lendemain sur la chaïne allemande Fox Germany, Talal a affirmé que « les pilotes qui se sont livrés à des raids contre le Yémen, au printemps 2015, sont des « mercenaires » percevant 7.500 dollars la sortie aérienne. Des mercenaires recrutés au Pakistan, en Inde, en Egypte, en France, aux États-Unis.

La presse arabe notamment le journal libanais Al Akhbar a fait état en outre de la participation militaire française à un mini débarquement des troupes loyalistes à l’Arabie à Aden, depuis la base militaire française de Djibouti, ainsi qu’un encadrement militaire français des troupes saoudiennes assuré par le contingent de la Légion étrangère française stationné à la base aéro-terrestre française d’Abou Dhabi, la base « Zayed Military City », située à 65 km d’Abou Dhabi.

…..« Le Royaume a pris conscience du fait qu’il a été entraïné dans la guerre du Yémen par suite d’une mauvaise appréciation de la situation et nous allons être contraint d’accepter des solutions que n’aurions pas accepter avant la guerre. Les alliés du royaume nous ont déçu, sachant pertinemment que le Yémen est un marécage pour les forces d’invasion.

…..« Nous avons avisé nos alliés que nous ne nous aventurerons pas du fait d’une provocation de l’Iran ou en riposte à ces menaces, sinon nous risquions d’ouvrir les portes de l’enfer. Les forces iraniennes, ce n’est pas le Yémen. Elles sont en mesure de détruire l’infrastructure du Royaume en 24 heures.

…..« Le commandement militaire saoudien est dans la perplexité face à la perspective d’une offensive terrestre et des désertions ont été signalées dans les rangs des forces armées saoudiennes à l’annonce du désistement de forces alliées (Pakistan, Oman etc…)

Là aussi, le pouvoir saoudien, si prompt à la répression, n’a pas jugé bon de démentir cette information accablante sur le fait que les raids contre le Yémen sont menés par des mercenaires, ni le Prince Talal ne s’en est désolidarisé.

Walid Talal : Une Bentley, cadeau pour chaque pilote saoudienne qui participe au bombardement du Yémen.

bentleyEn revanche, son fils, le prince Walid Ben Talal, ne paraît pas partager pas le scepticisme de son père, ou alors voulant s’attirer les bonnes grâces du nouveau roi, a fait preuve d’un enthousiasme rare à l’égard de l’expédition punitive saoudienne contre le Yémen, au point d’offrir une luxueuse voiture britannique Bentley à chacun des 100 pilotes saoudiens qui ont participé au châtiment du Yémen, le plus pauvre des pays arabes avec la Somalie !

Une façon très personnelle de développer le patriotisme, le sens du devoir et le goût du sacrifice au sein des forces armées saoudiennes.

Le prince Walid Ben Talal s’était deja distingué en décembre 2013 en privilégiant une alliance avec Israël contre l’Iran Chiite. Propriétaire de Kingdom Holding Company, le milliardaire saoudien et à la tête d’un holding englobant dans son portefeuille 5% de News Corporation qui regroupe les studios de cinéma 20th Century Fox, les chaînes de télévision Fox News, Sky Deutschland, Sky Italia, les magazines et journaux The Wall Street Journal, The Times, The Sun et New York Post.

http://fr.sputniknews.com/international/20150422/1015784458.html#ixzz3Y4d5

Daech opère au cœur de Ryad

Depuis le lancement de l’offensive saoudienne, quatre attentats se sont produits à Ryad même, dont deux attribués à Daech, tuant 4 policiers. Un attentat contre l’ambassade américaine dans la capitale saoudienne a été déjoué, le 28 avril 2015, entraînant l’arrestation de 93 personnes, dont 81 membres du groupe djihadiste Daech (Etat Islamique). Dans ce groupe figure 17 femmes « contaminées » par la pensée de l’Etat islamique, selon un responsable du ministre saoudien de l’intérieur le général Mansour al Turki. Un chargement d’explosifs de type RDX, à forte détonation, en provenance de Bahreïn, a été saisi par les douanes du Royaume et cinq personnes impliquées dans cette affaire ont été arrêtées à Manama ; le chargement avait transité via le « Pont Roi Fahd Ben Abdel Aziz », qui relie l’archipel au Royaume.

Le décompte des attentats sur ce lien http://www.raialyoum.com/?p=254794

L’institution religieuse

L’institution religieuse est au service du régime. Elle ne saurait échapper à son influence ni à sa zone de compétence. Je parle de l’Institution religieuse dans ses composantes les plus hiérarchisées :

  • Le Conseil des Grands Oulémas
  • Le Conseil de Jurisprudence (FIQH)

Elle ne s’est jamais dressée contre le régime. Elle s’est toujours empressée d’exécuter les ordres du régime.

Le mouvement « I’TIQAL » (arrestation)

Ce mouvement est actif sur les réseaux sociaux. Il est soupçonné de nourrir l’agitation sociale à travers le pays via les réseaux sociaux. Il n’est pas exclu que le Royaume connaisse une vague d’agitation sociale.

 Interview

Pour aller plus loin

  1. Paul Balta
    Juin 06, 2015 - 03:07

    Cher René,

    Je viens de classer ce 2 eme volet de l’article gazouillis de moujtahed dans mes archives. Beau dossier au final
    Amitiés

    Paul

    Répondre
  2. René Naba
    René Naba
    Juin 08, 2015 - 10:02

    Additf sous forme de réactualisation

    L’Etat islamique (EI) a officiellement revendiqué fin mai 2015 deux attentats en Arabie saoudite, tous les deux commis un vendredi, (22 et 29 mai) avec une cible identique des mosquées chiites du Royaume.

    Son premier attentat-suicide a été perpétrée à l’intérieur d’une mosquée chiite de la province de Qatif, dans l’est du pays, durant la grande prière de la fin de semaine. Le ministère de la santé a indiqué que l’attentat avait fait 21 morts et 81 blessés.

    L’explosion a été l’œuvre d’un kamikaze saoudien, parvenu à se mêler aux fidèles, d’autant plus nombreux ce jour-là que l’on célébrait la naissance de l’imam Hussein, l’une des figures les plus révérées du culte chiite. La déflagration a dévasté la grande mosquée d’Al-Qudeeh, une localité au nord de Qatif, la capitale des chiites saoudiens. Cette minorité, qui constitue environ 10 % de la population du royaume, souffre de discriminations, à l’origine d’un mouvement de protestation en 2011, violemment réprimé par la police.

    En plus de s’attribuer la paternité de l’opération, l’EI a déclaré la création d’une nouvelle province, dans le Najd, la région de Riyad, qui est le berceau du wahhabisme, la version ultra rigoriste de l’islam, en vigueur en Arabie saoudite.

    Le 2eme attentat, une semaine plus tard, le 29 mai, dirigée contre une mosquée chiite de la région pétrolière de Dammam (Est du Royaume), la mosquée «Al Anoud» a fait trois morts er 4 blessés. Sur twitter l’EI l’a revendiqué: « Le soldat du califat Abou Jandal al-Jazrawi a réussi à atteindre sa cible malgré les importantes mesures mises en place pour protéger » la mosquée.

    L’attentat du 22 mai, commis par un Saoudien lié à l’EI selon Ryad, était aussi l’attentat le plus sanglant dans le royaume depuis la vague d’attentats d’Al-Qaïda entre 2003 et 2006.
    Il a provoqué une onde de choc dans la société saoudienne, alors que les tensions confessionnelles sont déjà palpables sur les réseaux sociaux et dans le discours de certains religieux hostiles aux chiites.

    Pour Frederic Wehrey, un analyste au Carnegie Endowment for International Peace, « le résultat dangereux de ces attaques c’est que les chiites perdent la foi dans leurs services de sécurité, et la possible formationd’unités d’auto-protection ».

    La minorité chiite se concentre dans l’est de l’Arabie saoudite, riche en pétrole, et se plaint de discrimination. Cette région a été secouée par un mouvement de contestation, dans le sillage du Printemps arabe en 2011, qui a fait une vingtaine de morts.

    En savoir plus sur
    http://www.lemonde.fr/international/article/2015/05/22/la-minorite-chiite-d-arabie-saoudite-victime-d-un-sanglant-attentat_4638859_3210.html#FrLQIIr7vMaEzX1U.99

    Le captagon, la drogue des djihadistes, avec une forte consommation saoudienne
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150522.OBS9435/le-captagon-la-potion-magique-des-djihadistes.html

    Répondre

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  1. Le Yémen entre unité et partition - Madaniya

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