Médias et désinformation

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Médias et désinformation 640 332 René Naba

Albert Naccache: De l’incompétence à l’ignorance. Analyse d’un cas typique de désinformation.

Sauf à être dénué de tout sens de dignité, le soutien absolu et inconditonnel au Hezbollah libanais, au delà de l’appartenance confessionnelle des Libanais, s’impose comme un impératif catégorique. Non négociable. Quelqu’en soit le prix.

Albert Naccache, docteur en économie et chargé d’enseignement au Panthéon s’est livré à une laborieuse étude en deux tomes sur le Hamas et le Hezbollah en France. Un ouvrage poussif, qui se présente comme un pensum; un chef d’oeuvre de désinformation; une preuve patente de son incompétence en la matière.

Son interview à «Actualités Juives» s’intitule d’ailleurs, vieille rengaine, «Lorsque l’AFP fournit des informations erronées, elles sont reprises par tous». Elle reprend les poncifs de tous les zélés pro-israéliens consternés par l’objectivité de l’agence française, comme si l’AFP est coutumière des erreurs à répétition en vue d’induire en erreur l’opinion publique; comme si les journalistes français étaient animés d’un réflexe pavlovien de reproduction automatique des informations, sans le moindre esprit critique, occultant au passage la tétanie qui s’empare de la caste politico médiatique dès lors qu’il s’agit d’Israël du fait de la colboration nazie de Vichy.

Loin de toute fabulation, en vue d’épargner aux lecteurs ces sornettes sur l’AFP, -qualifiée par ses détracteurs tantôt d’Agence Falastine Presse ou Agence France Palestine, selon la balourdise de l’un et l’humour gras de l’autre-, ci joint un témoignage vécu de l’auteur de ces lignes qui a exercé pendant trente ans les fonctions de correspondant tournant au bureau régional de l’AFP à Beyrouth, avec compétence sur l’ensemble du Moyen orient, puis comme responsable du monde arabo musulman au service diplomatique de la première agence de presse de l’espace francophone.

Trente ans, sans que ses reportages ou ses analyses ne suscitent la moindre protestation de la part des nombreuses ambassades israéliennes au sein de l’Union Européenne ou des nom moins nombreux sayanim qui gravitent autour des salles de rédaction.

Pour aller plus loin sur le fonctionnement de l’AFP et l’expérience personnelle de l’auteur de ces lignes, cf ce lien

Il était une fois la dépêche d’agence

L’ouvrage, lui, est intitulé «Hamas et Hezbollah de France: islamistes, compagnons de route et terroristes» – Editions Les Unpertinents-Décembre 2018.

La revue «Actualités juives», assurant la promotion de l’ouvrage lui pose la question suivante: «Quel intérêt ont, selon vous, les diplomates, hommes politiques, journalistes, professeurs, chercheurs que vous pointez comme étant des personnalités farouchement pro-palestiniennes, à promouvoir de façon aussi militante leur avis en France?

Réponse A.N: Je distinguerai ces «compagnons de route» en trois catégories. «Les idiots utiles» qui, de bonne foi, s’engagent dans des combats qui contredisent leurs aspirations profondes. Les «opportunistes». Élus, partis politiques en difficulté comme le PCF, presse à la santé précaire comme l’Humanité. Les «agents d’influence» qui sont des idéologues comme Raphaël Liogier, François Burgat, Edwy Plenel, Alain Gresh ou René Naba.

En fait des contestataires de la doxa officielle philosioniste du pouvoir français, et de la caste parasitaire politico-médiatique.

1 – L’erreur de casting sur François Burgat.

Preuve toutefois de l’incompétence de l’auteur du livre: l’inclusion dans ce panel de François Burgat en ce que cet intellectuel organique revendique le sinistre privilège d’avoir parrainé la thèse de deux compagnons de route patentés des groupements islamistes, Nabil Ensari, le quatarologue, qui s’est dévoué corps et âmes à la dénonciation de la dictature syrienne, sans piper mot sur la dictature marocaine, ainsi que Romain Caillet, alias Colonel Salafi, ancien Fiché «S». Une erreur de casting manifeste.

Directeur de l’Institut français du Proche Orient (IFOP) à Damas, avec «prime d’expat», un sur salaire de l’ordre de 25.000 euros par mois, et statut quasi diplomatique, ce commensal régulier des pontes syriens n’a jamais –bien jamais- émis la moindre critique à l’égard des caciques du pouvoir baasiste durant son séjour syrien.

Il se mettra à dénoncer la «dictature sanguinaire de Bachar», lorque ses employeurs lui en intimeront l’ordre avec la curée lancée par Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères, décrétant que le président syrien «ne méritait pas d’être sur terre».

C’est d’ailleurs sa proximité idéologique avec Eric Chevallier, ambassadeur de France auprès de l’oppostion off shore syrienne, qui lui a permit de décrocher une bourse d’études doctorale pour son thésard longue durée, Romain Caillet, à Beyrouth, dont l’ancien fiché S en sera expulsé pour sa trop grande proximité avec les terroristes néo islamistes.

N’en déplaise pas à Albert Naccache, François Burgat n’est pas à classer dans la catégorie des «agents d’influence», mais dans la catégorie de «parfait idiot utile du terrorisme islamique». Par ses approximations, ses intoxications, ses mystifications, une catastrophe ambulante dans la guerre de Syrie pour la crédibilité de la France et ses intérêts à long terme.

Pour aller plus loin sur ce thème, cf ce lien:

Les islamophilistes français, idiots utiles du terrorisme islamiste

Et sur ce lien, un chef d’oeuvre de son disciple, Nabil En Nasri, reconverti dans la déradicalisation après avoir soufflé sur les braises: «De l’ignorance comme dogme ou la tentative de réécriture de l’histoire par le filtre religieux».

ttps://www.renenaba.com/les-mediactivistes-francais-une-lecture-de-l-histoire-par-le-filtre-religieux/

Sur Vichy et la tétanie du débat public en France, cf

Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne 1/3

Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique 2/3

L’intégralité de l’interview à Actualités Juives sur ce lien:

http://www.actuj.com/2019-05/france-politique/7932-albert-naccache-lorsque-l-afp-fournit-des-informations-erronees-elles-sont-reprises-par-tous

Mieux, l’universitaire traite de la stratégie d’influence du Qatar en France, mentionnant le politologue Pascal Boniface, sans doute en raison du fait que le directeur de l’IRIS a qualifié le nouveau «Maïtre de cérémonie du Quai D’Orsay», Frédéric Encel, d’«agent d’influence déguisé en professeur» dans son ouvrage sur les intellectuels faussaires.

Le portrait de Fréderic Encel, squatter des TV. Dans Telerama
Controversé. C’est peu dire
https://www.telerama.fr/television/le-top-2015-des-squatteurs-de-jt,140278.php

Ou, pis, en sa qualité de militant au PS du temps de la spendeur de ce parti avant son dévoiement par des scandales planétaires (Dominique Strauss Khan, Jérome Cahuzac), Pascal Boniface avait osé poser la question: «Est il permis de critiquer Israël».

Sujet tabou s’il en est, qui avait suscité un tollé au sein de la bien-pensance française, dont Albert Naccache met à profit son livre pour se livrer à l’encontre du politologue à une délation subliminale, sournoise, indigne du débat d’idées.

Sur la stratégie d’influence du Qatar, -fâcheux oubli ou volonté de ménager les alliés d’Israël-?, Albert Naccache botte en touche et stigmatise les censeurs de la politique israélienne mais ne mentionne aucun des grands artisans de la promotion de la principauté du Qatar. Il n’évoque pas non plus les artisans de la «désarabisation» du Quai d’Orsay au profit des néo-conservateurs sous le tandem, Bernard Kouchner-Nicolas Sarkozy.

Le signataire de ce texte, pourfendeur résolu tant du Qatar que du Hamas, lui propose une liste des principaux artisans de la promotion de la principauté, à titre de contribution gracieuse à la connaissance prétendument encyclopédique de l’universitaire français:

1- Nicolas Sarkozy: Le principal artisan de la visibilité du Qatar en France offrant sur un plateau à la principauté une équipe phare du footbal français, le Paris Saint Germain; de même que l’arrivée dans le PAF de la chaîne de sport qatarienne beIN Sports, enfin la prise de participation de Doha dans des grandes entreprises françaises comme Veolia (5 %).

Pour aller plus loin, cf la mainmise des néo-cons sur le Quai d’Orsay

L’ORIENTALISME DE L’ONCLE DENIS BAUCHARD…

2 – Le journal Le Monde : Le Monde qui a offert une meurtrière sous forme de blog à Nabil Ensari, qualifié pompeusement de «qatarologue» et se pavanant à ce titre dans tous les médias français pour y cracher son venin sur tous les opposants à la poltique aberrante Qatar en coordination avec le trio Nicolas Sarkozy-Bernard Henry Lévy tant en Libye qu’en Syrie.

3 – Mathieu Guidère, l’islamologue traductologue, précepteur du frère de l’Emir du Qatar à Saint Cyr.

4- L’islamophiliste François Burgat, Directeur de thèse longue durée de Nabil En Nasri, dont il validera les travaux à l’Université d’Aix Marseille, à la veille de son départ à la retraite; une thèse portant comme à de juste sur l’une des sommités intellectuelles mondiales, le milliardaire Mutfi de l’Otan et du Qatar, Youssef Al Qaradawi.

5- Michel Platini dont les déboires judiciaires sont en rapport avec le favoritisme dont il aurait fait preuve dans l’attribution de la coupe du Monde de Footabll 2022 au Qatar.

6- Enfin les deux anciens gauleiter de l’opposition off shore syrienne pétro-monarchique, Eric Chevallier et Franck Gellet, bien récompensés de leurs erreurs, se succédant comme ambassadeur au Qatar. Un pays hospitalier et qui sait bien traiter ses hôtes.

En ce qui concerne le statut d’«agent d’influence» de René Naba, ci joint ses principaux papiers concernant tant le Qatar que le Hamas que le signataire de ce texte soumet à l’attention de ses lecteurs afin qu’ils puissent juger sur pièce et prendre la mesure de la supercherie de ce dernier en date des faussaires:

Le Qatar

Qatar : Un rebut de luxe pour recyclage haut de gamme

L’homme de l’année 2011 : L’Emir du Qatar, Hamad Ben Khalifa al Thani, le nouvel Air and Field Marshall du Monde arabe

HBJ, le symptôme de la mégalocéphalite

La fin sans gloire du “Deus ex machina” de la révolution arabe

Le Qatar, une métaphore de la France en phase de collapsus

Al Jazeera: la fin d'une légende

Et sur le Hamas

Palestine : Khaled Mecha'al sur un siège éjectable

Palestine: Le recentrage du Hamas, un exercice de grand écart idéologique et stratégique

Alors à quel titre figure-t-il le nom René Naba sur cette liste?

Très simplement pour une double raison :

René Naba se revendique comme un défenseur résolu des Droits nationaux du peuple palestinien, et, du Hezollah Libanais, la sentinelle de l’indépendance libanaise dans un pays, le Liban, qui a fait l’objet de deux invasions militaires israéliennes. Le Hezbollah, objet de l’admiration contenue des commentateurs israéliens, au grand désespoir de l’universitaire polyvalent français.

Sauf à être dénué de tout sens de la dignité, le soutien absolu et inconditionnel au Hezbollah libanais, au délà de l’appartenance confessionnelle des Libanais, s’impose comme un impératif catégorique.

Non négociable qu’elle qu’en soit le prix, même au risque d’être taxé d’«antisioniste» et ses diverses déclinaisons, «antisémite», «anti français» etc…. selon le nouveau standard établi par le balnéaire du Touquet, Emmanuel Macron.

A propos d’Hassan Nasrallah et de son influence sur l’opinion israélienne, cf ce lien:

Hassan Nasrallah, premier dirigeant arabe depuis Nasser à avoir su développer une capacité d’influence sur l’opinion publique israélienne

Hezbollah : Hassan Nasrallah, La "sentinelle de l'indépendance libanaise"

La mention du nom de René Naba par Albert Naccache relève donc d’une sournoise opération de dénigrement par sa criminalisation. Sous l’apparence de l’objectivité universitaire, un procédé oblique et abject qui révèle la nature profonde de cet enseignant.

Albert Naccache est un intolérant doublé d’un être totalitaire qu’insupporte toute pensée divergente. L’auteur du pensum serait plus avisé de se cantonner dans sa spécialité, l’économie, et de ne pas se hasarder dans le domaine de son incompétence, la stratégie, et surtout de renoncer à une pratique hideuse, la délation- un sport national français, dont les juifs en ont particulièrement pâti durant la 2me Guerre Mondiale pour le grand déshonneur de la France.

Arno Kartsfeld et le double allégeance

Arno Klarsfeld, un binational franco-allemand a choisi de servir le drapeau d’un pays tiers par affinité religieuse, Israël, en exerçant non une option de nationalité mais une requête en naturalisation. Son statut de réserviste d’une armée en guerre contre un pays ami de la France (Liban, Palestine), à tout moment mobilisable, ne l’a pas empéché d’exercer des responsbailtés administratives à des ministères sensibles (conseiller du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy), puis au Conseil d’état sans que cette singularité ne soulève la moindre protestation. Soit.

Mutatis mutandi, René Naba, bi national franco libanais, n’a lui, en revanche, effectué son service militaire ni au Liban, ni en France, ni même au Sénégal, son pays de naissance. Jamais porté une arme, même au plus fort de la guerre civile libanaise (1975-1992). La seule arme dont il a fait usage est sa plume sans doute efficace à en juger par le dépit haineux d’Albert Naccache.

Son service militaire s’est matérialisé sous la forme d’un service civique pour la défense des opprimés, la préservation de la souverainété et de l’intégrité territoriale du Liban, concrétisé par un soutien sans faille à la sentinelle de l’indépendance libanaise, le Hezbollah, l’ultime digue de retenue face au grand naufrage arabe.

La double allégeance ne saurait être à sens unique. Elle joue à double sens. Et non exclusivement au bénéfice de l’un et au détriment de l’autre.
Albert Naccache, grand bien vous fasse donc de défendre Israël. Mais libre à nous de défendre le Liban, y compris son joyau le Hezbollah, -une écharde dans votre rétine- et les Palestiniens, tous les Palestiniens, y compris le Hamas dès lors qu’il a rejoint ses camarades de tranchée.

Pour compléter l’information d’Albert Naccache, ci joint deux textes de personnalités au delà de tout soupçon d’antisémitisme

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/18/zeev-sternhell-en-israel-pousse-un-racisme-proche-du-nazisme-a-ses-debuts_5258673_3232.html

https://www.liberation.fr/debats/2019/06/22/palestine-violences-quotidiennes-de-la-colonisation_1735398

«Hamas et Hezbollah: islamistes, compagnons de route et terroristes» Editions Les Unpertinents- apparait ainsi comme un fourre tout d’idées recues. Un parfait exemple de désinformation par intoxication, aux antipodes de la rigueur universitaire.

Pour aller plus loin sur ce travers de la délation, cf:

https://www.liberation.fr/tribune/2007/05/28/delation-subliminale_94244

La palme du révisionnisme historique revient toutefois à Philippe Val le plus pro israélien des graphomanes évolutifs, consultable sur ce lien:

Philippe Val ou le révisionnisme anti-arabe en guise de fond de commerce

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René Naba

Journaliste-écrivain, ancien responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l'AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, responsable de l'information, membre du groupe consultatif de l'Institut Scandinave des Droits de l'Homme et de l'Association d'amitié euro-arabe. Auteur de "L'Arabie saoudite, un royaume des ténèbres" (Golias), "Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français" (Harmattan), "Hariri, de père en fils, hommes d'affaires, premiers ministres (Harmattan), "Les révolutions arabes et la malédiction de Camp David" (Bachari), "Média et Démocratie, la captation de l'imaginaire un enjeu du XXIme siècle (Golias). Depuis 2013, il est membre du groupe consultatif de l'Institut Scandinave des Droits de l'Homme (SIHR), dont le siège est à Genève et de l'Association d'amitié euro-arabe. Depuis 2014, il est consultant à l'Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l'Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève. Depuis le 1er septembre 2014, il est Directeur du site Madaniya.

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4 commentaires
  • bonjour,
    il y a des problèmes d’affichage dans l’article ci-dessus: des images et des liens sont incrustés dans le texte.

    sinon, sur le fond: qui cela étonne encore?

  • Bravo, M Naba!!!

  • Je vous remercie de l’intérêt que vous avez porté à mon ouvrage.
    Je suis cependant choqué par vos accusations qui sont souvent le fruit de votre imagination et par votre jugement sévère « d’incompétence » et « d’ignorance ».
    Vous le journaliste vétéran de l’AFP, vous avez utilisé la démarche classique qui au lieu de combattre les idées, consiste à décrédibiliser la personne qui les émet.
    J’ai été déçu et blessé par votre jugement d’autant plus que je vous ai présenté comme un homme qui a le courage de ses idées et les affirme haut et fort, contrairement aux Gresh, Plenel, Boniface, Liogier…
    Vous m’accusez de mener une « une sournoise opération de dénigrement par sa criminalisation. Sous l’apparence de l’objectivité universitaire, un procédé oblique et abject qui révèle la nature profonde de cet enseignant…un intolérant doublé d’un être totalitaire qu’insupporte toute pensée divergente » et vous évoquez mon « dépit haineux ».
    Je n’ai pas de haine. Ma démarche un peu naïve est portée par l’amour. L’amour de la France d’Israël et du Liban et de toutes leurs populations de culture chrétienne, juive et musulmane.
    Pour en revenir au faits :
    Avez-vous lu avec attention les 1000 pages de mon étude ?
    Et en particulier le deuxième chapitre du tome 1 qui traite du Hezbollah et de ses défenseurs en France.
    10 thèmes sont abordés dont : – L’axe Iran-Syrie-Hezbollah. –  Le retrait d’Israël du Liban-sud en 2000. –  L’islamisation au Liban. –  La guerre de 2006 et ses répercutions en France. –  La visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad au Liban en 2010. –  Le Hezbollah en Syrie. –  Frapper « au cœur » d’Israël. –  Les discours et la pensée de Nasrallah. –  Le Hezbollah en France et ses compagnons de route.
    Je suis prêt à répondre à toutes vos questions sur ces 10 thèmes.
    Salutations
    Albert Naccache

    • Bonjour Monsieur

      Primo: J’ai été alerté par votre interview à actualités juives et son titre réducteur sur le rôle de l’AFP.

      En poste à l’AFP, j’ai souvent été agacé des accusations infondées des partisans d’Israel qui dénigraient l’Agence comme étant une agence France Palestine, alors qu’elle se bornait à diffuser des vues contradictoires sur le problème palestinien et sur Israël. Le fait que ce titre ait illustré votre interview signifie une adhésion implicite de votre part à cette démarche. Or, il est de notoriété publique que l’unanimisme n’est pas gage de démocratie et la dessert. Vous avez été victime en quelque sort du simplisme d’Actualités Juives. Il vous incombe d’attirer leur attention sur ce travers si préjudiciable à la cause qu’ils sont censés défendre. C’est d’ailleurs une spécificité des partisans d’Israël dans l’espace francophone de dénigrer un média pour sa fonction critique.

      Deuxio; Vous nous rangez, F Burgat et moi, dans la même catégorie que « Agents d’influence ». Une grossière erreur qui révèle par contrecoup l’ignorance de l’auteur de cet amalgame.
      F.Burgat est un salarié de l’administration française, dont il dépend pour sa promotion, un « intellectuel organique » qui agit sur commande. La preuve: Son silence pendant sa période de détachement en Syrie, puis sa fébrilité éditoriale lorsque l’Hallali anti syrien a été sonné par ses employeurs français.

      En contre-champ, je suis un journaliste indépendant, c’est à dire nullement adossé à la moindre structure tant pour ma subsistance intellectuelle ou matérielle. Je vis de mes propres moyens et exerce une fonction critique, inhérente à la profession.

      F. Burgat a assuré la promotion intellectuelle du Qatar pour les besoins de la stratégie atlantiste, parrainant deux thésards en ce sens, alors que j’ai attaqué le Qatar bien avant son rôle hideux dans la séquence du « printemps arabe ». J e l’ai critiqué au moment où la classe politico médiatique française se prosternait devant ce nouveau crésus d’Orient. Et l’histoire m’a donné raison..
      Solidaire du combat palestinien, j’ai néanmoins critiqué le Hamas à l’occasion de sa dérive sectaire, le conduisant à renoncer à son combat national.

      F. Burgat et moi sont aux antipodes l’un de l’autre tant par la rigueur déontologique qu’au niveau du décryptage des phénomènes sociaux du monde arabe et musulman.

      Je ne vais pas épiloguer plus longtemps, mais à titre d’exemple complémentaire, Raphael Liogier n’appartient pas non plus à la catégorie de F. Burgat, mais à une catégorie supérieure. Raphael Liogier est un chercheur qui met ses connaissances à la disposition du public et des pouvoirs publics. Il n’accapare pas les médias pour imposer ses vues. F.Burgat instrumentalise son savoir au service de ses employeurs. Ces imprécisions font désordre et accréditent l’idée d’un amateurisme.

      Pour preuve de ma bonne volonté, je vais vous aider à me qualifier à l’avenir:

      Je suis exclusivement un journaliste. Une profession qui implique de pointer les dysfonctionnements. Israël figure dans le champ de mes compétences. Il est donc inexorablement soumis à la critique. Cela peut surprendre tant la profession pâtit de graves dérives.

      Je suis nullement un agent d’influence, ni à la solde d’un quelconque pouvoir. Mais « un journaliste de contre-champs, pratiquant non un journalisme de déférence, mais un journalisme d’irrévérence qui traite les angles morts de l’actualité internationale, s’appuyant sur le texte, le contexte et le prétexte, pour procéder à une analyse concrète d’une situation concrète en vue de s’imposer comme un journaliste de référence.

      Pour aller plus loin sur mon mode opératoire, ci joint deux jugements de deux mes confrères sur mon travail:
      https://blogs.mediapart.fr/hedy-belhassine/blog/221013/larabie-saoudite-un-royaume-des-tenebres

      http://prochetmoyen-orient.ch/un-ete-avec-pierre-pean-rene-naba-et-tigrane-yegavian/

      Avec le vif regret de vous avoir peiné, mais la vigueur de ma réponse vous confirme et de ma rigueur déontologique et de ma vigueur intellectuelle
      René Naba

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