Le hold up américain sur le pactole irakien source d’inspiration pour son poulain saoudien Mohamad Ben Salmane sur le magot saoudien.

553 milliards de dollars confisqués aux dirigeants irakiens par Donald Trump

Le coup de filet du prince héritier saoudien Mohamad Ben Salmane contre les princes saoudiens sous couvert de la lutte contre la corruption, le 4 novembre 2017, parait avoir été directement inspiré par le holdp up commis par le président américain Donald Trump à l’encontre des dirigeants irakiens, qui se sont succédés à la téte du pays dans la foulée de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

A peine élu, Donald Trump a en effet confisqué la somme de 553 milliards de dollars appartenant à de hauts dirigeants irakiens. Ce fait s’est produit, en février 2017, un mois après son entrée en fonction. Mais l’information est passée pratiquement, inaperçue, sans grand écho dans les médias mainstream.

Le Président américain, Donald Trump, alors fraichement élu et intronisé en janvier 2017, a ainsi inauguré son mandat par un grand coup financier. A la manière des nouveaux «capo» des mafias, pour marquer sa prise de pouvoir, il a ordonné au Trésor américain de bloquer les comptes bancaires d’une vingtaine de hauts dirigeants irakiens, qui ont accédé au pouvoir après l’invasion de l’Irak, en 2003, et l’arrestation puis l’exécution du Président Saddam Hussein.

Le Trésor américain a recensé 22 comptes bancaires alimentés en dollars américains, totalisant 553 milliards de dollars! 22 comptes bancaires appartenant à des personnalités politiques irakiennes, dont l’immense majorité est aujourd’hui au pouvoir, considérés comme des alliés des Etats unis! https://www.tunisie-secret.com/Donald-Trump-confisque-les-biens-mal-acquis-de-hauts-dirigeants-irakiens_a1710.html

Cette décision historique est en fait un véritable braquage financier et d’un holdup, en ce qu’elle s’est passé sous la forme d’un coup de force et non dans le cadre d’une procédure judiciaire contradictoire comme cela se passe, en Europe, en France avec la formulation judiciaire du «procès de biens mal acquis».

«En réparation du sang américain versé en Irak».

Le surprenant est que le le président Trump a estimé que cet argent confisqué revenait de droit au peuple américain «en réparation du sang versé par les soldats américains en Irak».

Cet argent a été accumulé, en une décennie, par les nouvelles élites irakiennes apparues depuis l’invasion de l’Irak par les président Américain Georges Bush, et proviendraient du détournement de l’argent public irakien, via les transactions étatiques, principalement dans les secteurs du pétrole et de la reconstruction du pays.

Ces «nouveaux dirigeants», sans doute trop confiants dans leurs nouveaux rapports politiques avec les Américains, ont pris la liberté à la faveur de leur position de pouvoir d’avoir accès aux mannes financières de l’état irakien, dépossédant leurs compatriotes irakiens, et privant les banques irakiennes de ces liquidités.

Pas de compte au nom du Clan Saddam Hussein

A noter que le Trésor américain n’a trouvé aucun compte bancaire au nom du Président Saddam Hussein, et de ses fils, ni au nom de Tarek Aziz, son ancien ministre des Affaires étrangères, de Taha Yassine Ramadan ou d’Izzat Ibrahim al-Douri, le successeur de Saddam Hussein à la tête de la guerilla baasiste anti américaine, ou de n’importe quel autre visage de leur carte de jeu macabre, ni d’aucun ministre irakien membre des gouvernements successifs du long règne du régime baassiste.

La question qui se pose est de savoir pourquoi le Président Trump n’a t’il pas agi de la sorte avec les autres dirigeants arabes, notamment, ceux des pays du Golfe (Arabie saoudite –Emirats Arabes Unis– Qatar.

Sans doute en raison du fait qu’avec ces pays, il suffit que les Américains demandent pour que ces pays obtempèrent. Ou alors plus simplement en application du principe de l’échange de bons procédés entre les roitelets du golfe et leur protecteur américain, qui se formule par cette expression: «Tu me donnes ce que je veux, Je te donne ce que tu veux», illustré par le livre «feu et furie», du journaliste Michael Wolff, qui rend public les relations entre le président américain et son gendre Jared Kuschner, d’une part, et le prince héritier saoudien Mohamad Ben Salman, d’autre part.

Ce livre a mis à nu la vie quotidienne à la Maison-Blanche pendant la première année de la présidence controversée de Donald Trump.

Le coup de filet et l’arrestation des dizaines de princes et d’hommes d’affaires saoudiens par le prince héritier saoudien, MBS, intervenu le 4 novembre 2017, dans le cadre, officiellement, de la lutte contre la corruption, dans une procédure de «fait du prince» et sans aucune procédure judiciaire, ne peut être comprise qu à la lumière du hold-up du trésor américain sur les comptes bancaires des dirigeants irakiens.

Il apparaît rétrospectivement comme une excroissance saoudienne de la pratique américaine illégale, opérée hors de toute procédure judiciaire. Dans les deux cas il s’agit purement et simplement d’extorsion de fond sous des prétextes fallacieux.

Liste des responsables irakiens dépossédés de leurs milliards de dollars, dirigeants qui n’ont ni protesté ni saisi les tribunaux américains à ce jour:

  • Nouri al-Maliki, 66 milliards de dollars
  • Massoud Barzani, 59 milliards de dollars,
  • Bahaa al-Araji, 37 milliards de dollars
  • Adel Abdel-Mahdi, 31 milliards de dollars
  • Baqir Jabr al-Zubeidi, 30 milliards de dollars
  • Rafaa al-Issawi, 29 milliards de dollars
  • Saleh al-Mutlaq, 28 milliards de dollars,
  • Oussama al-Noujaifi, 28 milliards de dollars
  • Adnan al-Assadi, 25 milliards de dollars
  • Hoshyar Zoubeiry, 21 milliards de dollars
  • Mohamed al-Karbouli, 20 milliards de dollars
  • Mohamed Derraji, 19 milliards de dollars
  • Ali al-Allaq, 19 milliards de dollars Saadoun Dlimi, 18 milliards de dollars
  • Haydar Al-Abadi, 17 milliards de dollars
  • Farouk al-Araji, 16 milliards de dollars Salim al-Jabouri, 15 milliards de dollars
  • Ahmed Nouri al-Maliki, 14 milliards de dollars
  • Ali al-Yasari, 12 milliard de dollars
  • Hassan al-Anbari, 7 milliard de dollars
  • Tariq Najm, 7 milliards de dollars

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